Au pied du tipi


Un plant de potimarrons a grimpé sur l'aucuba japonica juste à côté du figuier. Mimétisme or not mimétisme... On dirait qu'il a pris la couleur de son hôte.
Les pucerons font des misères aux haricots depuis des semaines. Heureusement, la cavalerie est arrivée.

Bon, alors. Comment que ça marche un plant de potimarron. Ca ne marche pas, ça court.
On a des fleurs mâles (bonjour, Monsieur) :
et des fleurs femelles (bonjour Madame) reconnaissables à leur petite protubérance qui donnera un potimarron, par la suite (seules les fleurs femelles donnent des potimarrons).
Pour qu'il y ait potimarron, il faut que, d'une manière ou d'une autre, le pollen contenu dans la fleur mâle entre en contact avec la fleur femelle.
Soit vous laissez dame nature et son armée de pollinisateurs faire le travail (avec le risque que ce la ne fonctionne pas ou qu'il y ait hybridation avec le premier cucurbitacée venu), soit vous vous retroussez les manches et vous prenez les choses en main.
Pour ma part, je ne me suis pas armée d'un pinceau et de gants de soie, j'ai carrément arraché la fleur mâle et l'ai débarrassée de ses pétales...
Un petit slow, lumières tamisées et c'est parti...
Et quelques jours plus tard (pas besoin d'attendre 3 semaines), si vous avez rempli votre mission, vous observerez que la protubérance est plus volumineuse...
A potimarron is born.
Et si jamais l'opération échoue, vous le saurez assez vite : la fleur va faner, la protubérance va commencer à se dégrader et finira par tomber d'elle-même.

On valide la coopération entre pois grimpants et carottes. Les carottes du tipi à petits pois se portent bien.

Ceux qui veulent goûter, levez le doigt !

Alors, voici ci-dessus le petit rang de haricots nains améthyst tout mignon (prévu au programme) sur la droite, et la colonie de plants de potimarrons qui a décidé de me désobéir et de pousser à sa guise (gauche). Cette photo date du 25 mai dernier. Sous le voile de croissance, des petites graines de bleuet sont en train de gerner. La situation est à peu près sous contrôle.
Et voici, ci dessous, la situation un mois plus tard. Les potimarrons ont annexé tout l'espace au pied du figuier, encerclé les haricots et les bleuets. Une marée verte a déferlé... Manifestement ils se plaisent ici. Le sol a été enrichi pendant de nombreuses années par les feuilles de figuier qui sont tombées de l'arbre et se sont décomposées. Ils ont du soleil toute la matinée et un peu d'ombre à partir du milieu d'après-midi. A suivre... Initialement j'aurais voulu qu'un plant ou deux grimpent dans l'arbre, on verra si ce sera le cas.
On a tous des rêves dans la vie, hein ? Ben le mien c'est d'arriver à faire fonctionner le trio maïs/haricot/courge (un grand classique de la permaculture, semble-t-il). Le maïs sert de support pour le haricot, le haricot donne un coup de main à la courge (avec son super-pouvoir de fixer l'azote et le libérer) et la courge couvre le sol. Vous connaissez le refrain, limitation de l'évaporation de l'eau et occupation de l'espace au détriment des "mauvaises" herbes.
Pour l'instant, on n'y est pas encore. J'ai semé 4 ou 5 graines de maïs, une a fini par germer (les autres ont sans doute dû germer aussi, mais un prédateur a dû les faire disparaître).


Bon, c'est plutôt concluant. La pluie a fait du bien aux pommes de terre, les tubercules ont pu grossir avant de se faire attaquer par le grand méchant mildiou.